LES ÉCHOS TOURISTIQUES

 
LA GESTION DES PÊCHES AU CANADA

ANASTASIE OU LA CENSURE AU QUÉBEC
 
Le public québécois a-t-il eu réellement accès aux œuvres cinématographiques, et, si oui, dans quelles conditions?

Dans quelle mesure ne les a-t-on pas mutilées? Si ces œuvres n’ont pas été projetées sur les écrans du Québec, quelles en sont les raisons?

Tout cela dépend de qui et de quoi?

Anastasie ou la censure du cinéma au Québec, en plus de répondre à ces questions, relate la mise en place, l'exercice et la disparition des diverses formes de censure du cinéma au Québec.

Cette histoire commence avec les autorités religieuses qui considèrent les « vues animées » comme « une école du soir tenue par le diable » et qui tentent de faire interdire les projections le dimanche.

L'État québécois légifère bientôt à son sujet : les moins de 16 ans se voient refuser l’accès aux salles, on crée un bureau de censure qui examine tous les films avant leur projection en public.

Ce comité a tous les pouvoirs pour les accepter, les refuser en tout ou en partie.

Cette censure, plus ou moins sévère selon les divers responsables, dure 60 ans. Mais tout au long de cette histoire, divers intellectuels et journalistes combattent ces atteintes à la liberté d'expression.

Cette lutte fait briller quelques lumières dans la « Grande Noirceur ».

La production québécoise n’est pas en reste. Elle connaît aussi ses histoires d'interdictions et de coupures, aussi bien à l'Office national du film que dans l'industrie privée.

Anastasie ou la censure du cinéma au Québec est abondamment illustré et truffé d’anecdotes savoureuses qui ne laisseront pas les lecteurs indifférents.

Yves Lever est né en 1942 à Marsoui (Gaspésie). Historien et critique du cinéma, professeur émérite du Cégep Ahuntsic, il est l’auteur de plusieurs études et ouvrages dont Histoire générale du cinéma au Québec, rédacteur de plusieurs entrées dans le Dictionnaire du cinéma québécois et a collaboré à des ouvrages collectifs, dont le Dictionnaire de la censure au Québec. Littérature et cinéma, paru en 2006.


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LA SEIGNEURIE DE MOUNT MURRAY DE LOUIS PELLETIER
 
En 1761, le gouverneur Murray concède la seigneurie de Mount Murray à l'un de ses officiers écossais, Malcom Fraser

Il aura fallu attendre l'avènement du régime britannique pour que cette importante partie du comté de Charlevoix, allant de La Malbaie jusqu'à Saint-Siméon, connaisse un peuplement et un développement stables. Avec l'arrivée des colons, on assiste à l'implantation des moulins à scie et à farine, à l'essor de la navigation et des pêcheries, à la création de paroisses, du service postal et des cours de justice ainsi qu'à l'entrée en scène du commerce du bois d'oeuvre.

Toutes ces activités jalonnent l'émergence d'une communauté humaine dynamique et pittoresque.

Lors de l'ouverture du Saguenay et de la Côte Nord à l'industrialisation et au peuplement, les gens de la seigneurie et de La Malbaie prennent l'initiative de créer, en quelques années seulement, de nouveaux villages et de nouveaux débouchés commerciaux, participant ainsi au rayonnement de leur région.

Louis Pelletier raconte cette épopée terrestre où, entre 1761 et 1860, quelques individus courageux et déterminés ont fait reculer les limites d'un pays. D'abord enseignant dans les collèges classiques, Louis Pelletier a fait carrière au ministère de l'Éducation du Québec et à l'Institut national de la recherche scientifique, ainsi qu'à l'Université du Québec, comme sociologue, agent de recherche, directeur de recherche, directeur général et administrateur.

Il s'est toujours intéressé à l'histoire, notamment à celle du comté de Charlevoix où son grand père avait jadis bâti une maison d'été que la famille occupe depuis.

L’auteur est disponible pour des entrevues. Il habite la région de Québec.

La seigneurie de Mount Murray, Louis Pelletier,

Septentrion, 400 pages, 44.95$, ISBN 978-2-89448-548-4.
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ONONTIO LE MÉDIATEUR
 
François Dupont-Gravé et Samuel de Champlain débarquent à Tadoussac où ils établissent avec les nations montagnaise, algonquine et etchemine, les bases d’une alliance qui allait unir leurs peuples pour les 160 prochaines années. Deux Montagnais qui ont été reçus par le roi Henri IV confirment au chef Anadabijou « que saditte Majesté leur voulloit du bien, & desiroit peupler leur terre, & faire paix avec leurs ennemis (qui sont les Irocois), ou leur envoyer des forces pour les vaincre ».

Dans son récit intitulé Des Sauvages, Champlain résume ainsi la politique que la France entend mettre en œuvre en Amérique du Nord.

Soit maintenir une paix générale entre toutes les nations autochtones.

Ce système d’alliance repose toutefois sur un rapport inégal entre Français et Amérindiens, alors que le gouverneur français occupe le rôle prédominant. Celui que les Amérindiens appelaient communément Onontio – qui signifie La Grande Montagne ou La Belle Montagne, traduction huronne du nom de Charles Huault de Montmagny, premier gouverneur de la Nouvelle-France – non seulement était leur « père » au sein de l’Alliance, mais il se présentait aussi comme « le médiateur de la paix publique », « l’arbitre absolu de la guerre et de la paix » ou même « le maistre des casses-testes », pour reprendre une formulation amérindienne.

Ils ont plutôt misé sur la paix entre les autochtones pour consolider leur empire.

Et l’un des moments clés dans l’histoire de la médiation française est sans contredit la Grande Paix de Montréal, signée le 4 août 1701 par les Français et près d’une quarantaine de nations amérindiennes.

Maxime Gohier est titulaire d’une maîtrise en histoire de l’Université du Québec à Montréal. Il poursuit actuellement des recherches doctorales sur l’histoire des autochtones du Québec sous le Régime britannique.

Onontio le médiateur, Maxime Gohier, Septentrion, 252 pages, 24.95$, ISBN 978-2-89448-547-7.
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LE VIEUX MONTRÉAL UNE TOUTE AUTRE HISTOIRE
 
Pour les touristes qui déambulent dans ses rues et pour les gens qui y résident, le Vieux-Montréal est surtout synonyme d'histoire et de beautés architecturales.

Si son passé a fait l'objet de nombreuses études, son histoire foncière, elle, a été quelque peu négligée.

Roger Chartrand s'est intéressé à cet aspect. Entre ces deux pôles, l'auteur observe les nombreux événements qui peuvent avoir influencé l'histoire d'un emplacement et il ne manque pas d'y faire entrer des personnages.

Loin de vouloir reconstituer une chaîne de titres, il veut plutôt souligner les circonstances heureuses ou malheureuses qui ont pu marquer chacun des lieux à travers le temps.

Accompagné de plans qui font le pont entre la concession des terres au XVIIe siècle et leur subdivision à l'époque contemporaine, cet ouvrage offre aux lecteurs une perception nouvelle d'un Vieux-Montréal qu'ils croyaient connaître.

Peut-être y apprendrez-vous que le restaurant où vous aimez tant vous rendre abritait jadis la famille d'un riche négociant !

Roger Chartrand est diplômé de l'Université Laval en arpentage et en génie forestier.

Les milliers de plans et de titres qu'il a consultés en tant qu'arpenteur-géomètre ont su développer sa passion pour le Vieux-Montréal, présent et passé.

Il est également l'auteur de Clin d'oeil au temps (Septentrion, 2000).

Le Vieux-Montréal : Une tout autre histoire, Roger Chartrand, Septentrion, 348 pages, 34.95$, ISBN 978-2-89448-493-7.
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LA GESTION DES PÊCHES AU CANADA


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La maison Les éditions Septentrion qui fête ces 20 ans d'existence, vient de lancer un magnifique ouvrage ayant pour titre: La gestion de la pêche au Canada des premiers jours jusqu'à l'an 2000 de l'auteur et histoirien Joseph Gough.

Celui-ci retraçant une histoire de la pêche commerciale au pays.

Il est aussi question de la pratique de celle-ci qui était une véritable mine d'or pour les Amérindiens et les explorateurs du début de la colonie et qui n'a jamais cessé de faire les beaux jours de nombre d'embarcations et de personnes d'outre atlantique.

Il est aussi mention qu'au début du siècle, la pêche au homard, au saumon a connu une croissance fulgurante.

Grâce au travail de monsieur Gough, cet ouvrage offre un panorama complet dans ce secteur d'activité ayant évolué dans ses méthodes suite aux nouvelles technologies d'après-guerre.

Il est intéressant de souligner que monsieur Gough qui a occupé d'importantes fonctions au gouvernement et dans le monde journalistique, a mis 25 ans de travail à cette oeuvre colossale comptant 638 pages.

Le coût de l'ouvrage est de 55 $.


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